ADELI vers RPPS : guide de bascule pour ostéopathes et thérapeutes
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Le 11 octobre 2024, une page administrative s’est tournée sans bruit pour des milliers de praticiens : avec l’intégration des ostéopathes, chiropracteurs, psychothérapeutes, orthophonistes et orthoptistes, la bascule d’ADELI vers le RPPS a franchi sa dernière étape. (1) Du jour au lendemain, l’ancien numéro ADELI départemental a cédé la place à un identifiant national unique. Beaucoup l’ont appris par un simple e-mail, sans mesurer ce que ce nouveau numéro change concrètement, ni ce qu’il débloque. Ce guide fait le tour de la question : pourquoi cette transition, comment est structuré le RPPS, ce qu’il vous ouvre comme droits numériques, et comment l’intégrer proprement dans vos outils du quotidien.
Pourquoi une bascule d’ADELI vers le RPPS ?
Pendant des années, deux répertoires ont coexisté pour identifier les professionnels de santé français. D’un côté le RPPS, réservé aux professions à ordre (médecins, kinésithérapeutes, sages-femmes…). De l’autre ADELI, acronyme d’« Automatisation DEs LIstes », qui recensait les professions sans ordre enregistrées auprès des Agences régionales de santé (ARS) : ostéopathes, psychologues, psychothérapeutes, ergothérapeutes, etc. Deux systèmes, deux logiques, et surtout un numéro ADELI qui variait selon le département et la profession. (2)
La bascule vers un répertoire unique, le Répertoire partagé des professionnels intervenant dans le système de santé (RPPS), piloté par l’Agence du Numérique en Santé (ANS), vise précisément à simplifier cette architecture. Elle constitue le socle de la feuille de route du numérique en santé : un seul identifiant, une seule source de vérité, alimentant l’ensemble des services numériques nationaux et l’Annuaire Santé.
Un calendrier étalé sur trois ans
La transition ne s’est pas faite en une nuit. Elle a suivi des lots successifs, profession par profession :
Octobre 2021 : les infirmiers ouvrent la marche.
Juin 2023 : assistants dentaires et assistants de service social.
Mars 2024 : techniciens de laboratoire, manipulateurs radio, diététiciens, psychomotriciens et ergothérapeutes.
Juin 2024 : psychologues, opticiens-lunetiers, audioprothésistes et professions de l’appareillage.
11 octobre 2024 : le dernier lot : ostéopathes, chiropracteurs, psychothérapeutes, orthophonistes et orthoptistes, marque le décommissionnement progressif d’ADELI. (1)
Le saviez-vous ? En 2026, le RPPS rassemble plus de 1,8 million de professionnels issus de toutes les professions réglementées. ADELI, lui, n’accueille plus aucune nouvelle inscription : c’est désormais le RPPS qui fait foi. (4)
Ce que vous ne saviez (peut-être) pas sur le numéro RPPS
Onze chiffres, un identifiant à vie
Le numéro RPPS se compose de 11 chiffres. Sa grande différence avec l’ancien numéro ADELI tient en un mot : la pérennité. Là où l’identifiant ADELI changeait à chaque changement de département, le RPPS est un identifiant national unique que vous conservez toute votre carrière, quels que soient vos lieux et modes d’exercice. (3) Il n’est jamais réattribué à un autre professionnel : à la cessation d’activité, il bascule simplement en statut « inactif ».
Attention à ne pas le confondre avec deux autres numéros. Le numéro d’Assurance Maladie (9 chiffres) reste votre identifiant de facturation auprès de la CPAM ; le numéro FINESS, lui, identifie une structure (cabinet, centre de santé), pas une personne. Le RPPS, c’est vous, la personne physique.
Le RPPS, clé d’entrée de votre identité numérique
C’est le point le plus méconnu, et sans doute le plus important. Votre numéro RPPS n’est pas qu’une ligne sur une facture : c’est la clé qui déverrouille tout l’écosystème numérique en santé.
L’e-CPS : la version dématérialisée de la carte de professionnel de santé, activable sur smartphone à partir de votre RPPS, à condition d’avoir renseigné un numéro de mobile et un e-mail à jour dans le répertoire. (5)
Pro Santé Connect : le « FranceConnect des soignants », qui vous authentifie d’un seul identifiant sur tous les services numériques de santé raccordés. Son implémentation y est obligatoire depuis le 1er janvier 2023. (5)
La MSSanté : la messagerie sécurisée de santé, nominative et chiffrée, seul canal légal pour échanger des données de santé entre professionnels.
Mon espace santé et le DMP : l’accès au dossier médical du patient, sous réserve d’habilitation de votre profession et du consentement de l’intéressé.
Le saviez-vous ? Envoyer un compte rendu à un confrère via une messagerie grand public (Gmail, Outlook…) est illégal au regard du secret médical et du RGPD. La MSSanté, adossée à votre RPPS, est la seule voie conforme pour ces échanges.
Ostéopathes : comment la bascule s’applique à votre profession
Les ostéopathes occupent une place particulière dans cette réforme. Profession réglementée mais sans ordre, l’ostéopathie relevait historiquement d’un enregistrement ADELI auprès de l’ARS. (2) La bonne nouvelle : si vous étiez déjà enregistré avant octobre 2024, la bascule a été automatique et gratuite. Aucune démarche n’était requise de votre part, votre ancien numéro ADELI ayant été mis en correspondance avec votre nouveau RPPS. (1)
La situation diffère pour les nouveaux diplômés. Depuis le 16 octobre 2024, un ostéopathe qui démarre son activité ne s’enregistre plus sur ADELI mais directement au RPPS, via le portail e-RPPS opéré par l’ANS, en se connectant avec FranceConnect. L’inscription reste validée par l’ARS, qui demeure l’autorité d’enregistrement de référence pour la profession. (3)
C’est là une nuance essentielle : contrairement aux kinésithérapeutes ou aux pédicures-podologues, qui passent par leur ordre professionnel, l’ostéopathe met à jour ses informations lui-même sur le portail e-RPPS. Si vous êtes en cours d’installation, notre guide pour s’installer en ostéopathie détaille l’ensemble des démarches, du diplôme à l’assurance, tandis que celui consacré au statut d’auto-entrepreneur couvre le volet SIRET et URSSAF.
Bon à savoir : les pièges à éviter et vos questions fréquentes
Quelques réflexes pratiques permettent d’aborder cette bascule sereinement et d’éviter les mauvaises surprises.
Retrouver son numéro RPPS : consultez gratuitement l’Annuaire Santé sur annuaire.sante.fr, ou téléchargez les tables de correspondance ADELI vers RPPS mises en ligne par l’ANS. (4)
Vérifier sa fiche : si votre nom n’apparaît pas sur l’Annuaire Santé, votre dossier n’a probablement pas été migré. Rapprochez-vous alors de votre ARS. (4)
Mettre à jour ses coordonnées : un mobile et un e-mail à jour dans le RPPS sont indispensables pour activer votre e-CPS. (5)
Ne pas s’inquiéter devant un vieux document : votre ancien numéro ADELI peut encore figurer sur d’anciennes ordonnances ou factures. C’est le RPPS qui fait foi désormais.
Signaler tout changement : un changement d’état civil, de lieu ou de mode d’exercice se déclare en ligne sur le portail e-RPPS, avec FranceConnect ou votre e-CPS. (3)
Intégrer votre numéro RPPS dans vos outils du quotidien
Obtenir son RPPS, c’est une chose. L’utiliser au quotidien en est une autre. Concrètement, votre nouveau numéro doit se retrouver partout où votre ancien ADELI figurait : facturation, documents patients, connexion aux services numériques. La plupart des logiciels de gestion de cabinet prévoient un champ dédié dans la fiche du praticien.
Quel que soit votre logiciel de gestion de cabinet, la bascule se fait en quelques minutes : depuis les paramètres de votre profil praticien, il suffit de remplacer l’ancien numéro ADELI par votre RPPS à 11 chiffres. Ce simple changement se répercute ensuite sur vos factures, vos éditions et votre connexion via Pro Santé Connect.
Ce réflexe vaut pour tous vos outils : plateforme de prise de rendez-vous, logiciel de télétransmission, annuaires professionnels. Un logiciel de gestion bien choisi centralise ces informations et vous évite les oublis. Pour voir comment un outil de suivi et de gestion s’articule autour de votre identité RPPS, vous pouvez échanger avec l’équipe Andrew®.
Une bascule administrative, un vrai gain à la clé
Derrière son apparence purement administrative, le passage d’ADELI au RPPS n’est pas qu’un changement de numéro. C’est l’entrée des ostéopathes et des thérapeutes dans un écosystème numérique unifié : un identifiant à vie, une identité numérique sécurisée, et l’accès aux services qui structurent désormais la coordination des soins. En prenant quelques minutes pour vérifier votre fiche sur l’Annuaire Santé, activer votre e-CPS et reporter votre numéro dans vos outils, vous transformez une contrainte réglementaire en socle solide pour votre pratique.
Vous souhaitez simplifier la gestion de votre cabinet autour de votre nouvelle identité RPPS ? Demandez une démo gratuite pour découvrir comment un outil pensé pour les professionnels de santé, comme l’écosystème Andrew® dédié aux ostéopathes, peut vous faire gagner du temps au quotidien.
Sources de l'article
Questions-réponses courantes à ce sujet :
Quelle est la différence entre le numéro ADELI et le numéro RPPS ?
Le numéro ADELI, géré par les ARS, changeait selon le département et la profession. Le numéro RPPS, à 11 chiffres et piloté par l'Agence du Numérique en Santé, est un identifiant national unique et pérenne : vous le conservez toute votre carrière, quels que soient vos lieux d'exercice, et il n'est jamais réattribué. Depuis la dernière bascule d'octobre 2024, ADELI est en extinction et c'est le RPPS qui fait foi.
Les ostéopathes doivent-ils faire une démarche pour passer au RPPS ?
Comment retrouver son numéro RPPS ?
Le passage d'ADELI au RPPS est-il payant ?
À quoi sert concrètement le numéro RPPS au quotidien ?
Comment mettre à jour son numéro RPPS dans son logiciel de cabinet ?





